Tous les guides

Mise en place · 8 min

Mettre en place un assistant téléphonique dans son restaurant

Un assistant qui décroche à votre place, ce n'est ni un central téléphonique à installer, ni un projet informatique. Voici concrètement ce qui se passe, ce que vous devez préparer, et les pièges à éviter.

Ce qu'est (et n'est pas) un assistant téléphonique

Un assistant téléphonique moderne tient une vraie conversation : il comprend « on serait six, plutôt vers vingt heures, ah non finalement 19h30 », répond aux questions sur la carte ou la terrasse, et note la réservation correctement du premier coup.

À ne pas confondre avec deux ancêtres : le répondeur (« laissez un message après le bip », que personne n'utilise) et le serveur vocal (« tapez 1 pour réserver », que tout le monde déteste). La différence s'entend dans les trois premières secondes d'appel.

Le branchement : un simple renvoi d'appel

C'est le point qui inquiète le plus et c'est le plus simple : vous gardez votre numéro. L'assistant reçoit un numéro technique, et votre ligne actuelle y renvoie les appels. Trois stratégies possibles :

  • Renvoi systématique : tout appel part vers l'assistant. Idéal si plus personne ne doit être interrompu. C'est le réglage que choisissent la plupart des restaurants.
  • Renvoi sur non-réponse : l'assistant ne prend que ce que vous ne décrochez pas, après 3-4 sonneries. Parfait pour commencer en douceur.
  • Renvoi sur occupation / hors horaires : il couvre la ligne occupée, les soirées et le jour de congé.

Le renvoi s'active depuis votre téléphone en composant un code (fourni par votre opérateur). C'est l'affaire de deux minutes, et c'est réversible à tout moment.

Ce qu'il faut préparer (la checklist)

  • Vos horaires exacts, y compris la coupure (11h30–14h / 18h–23h) et le jour de fermeture : c'est la base de toute réservation correcte.
  • Votre capacité et vos règles maison : taille maximale d'un groupe sans confirmation, chiens admis ou non, terrasse, poussettes, moyens de paiement.
  • Votre carte dans les grandes lignes : les plats signatures, les prix indicatifs, les options végétariennes. L'assistant doit renseigner, pas réciter.
  • Ce qui doit vous être transmis : à partir de quelle taille de groupe, quelles demandes (privatisation, allergies sévères, presse) méritent que l'équipe rappelle.
  • Le numéro de secours : où renvoyer si un humain est vraiment demandé.
Avec Réponds!, cette configuration se fait en une conversation lors de la mise en route. Ensuite, vous la modifiez vous-même dans votre tableau de bord, à tout moment. Comptez 48 heures entre la première prise de contact et le premier appel décroché.

Les pièges à éviter

  • L'assistant qui promet sans notes. Si l'outil « prend » la réservation mais ne l'écrit nulle part de fiable, vous avez déplacé le problème. Exigez une trace : SMS au client, code de réservation, cahier consultable.
  • L'usine à options. Multilingue en supplément, intégration en supplément, SMS en supplément… La facture double en six mois. Préférez une offre tout compris où seul le volume varie.
  • L'engagement de 24 mois. Le seul vrai test, c'est vos clients au bout du fil. Un fournisseur sûr de son produit n'enferme pas.
  • Les données au loin. Vos clients, leurs numéros, leurs habitudes : ces données doivent rester hébergées en Suisse, conformément à la LPD.
  • Oublier d'écouter. Les premières semaines, écoutez quelques appels et lisez les transcriptions : c'est là qu'on ajuste une règle maison ou un horaire mal saisi.

Comment mesurer que ça marche

Trois indicateurs suffisent, à comparer à votre situation d'avant :

  • Le nombre d'appels décrochés (il devrait approcher 100 %).
  • Le nombre de réservations prises hors de vos heures de présence : du chiffre d'affaires qui n'existait pas avant.
  • Le calme en salle au moment du coup de feu : moins mesurable, immédiatement perceptible.

Envie de voir à quoi ressemble la mise en route chez nous ? Le parcours est détaillé ici.

Le téléphone sonne. Quelqu'un décroche. Toujours.

Dès 79 francs par mois. Tout inclus. Sans engagement.